Au fait, je déteste ta sale tête de cochon malade quand tes yeux humides regardent ma grosse langue souple et tiède.………………………Avale un peu de ce chocolat étrange sans sucer mes chaussettes ordinaires veux-tu ?………………………Tu as un os de grenouille en métal dans la fesse, mais comme toujours tu rigoles bêtement.………………………J'ai encore quelques enfants aveugles à dévorer pour crier ma haine invisible des mollusques inertes.…………………Île céleste, je suis la chair fébrile qui donne vie aux rêves que berce ton cœur immense.…………La mécanique du plaisir, c'est un tourbillon rouge étrange qui te dévore d'une douceur ivre.……………………Depuis quand ta chose ridicule est-elle dans mon objets propre mais pourtant lisse comme tes cuisses ?……………Longtemps tu as envié mon jardin aux délices, pourtant tu regardes encore sans tes yeux.………………………Un gros insecte nomade caresse tranquillement de sales bébés grenouilles ivres.………………Une tendre grimace de requin avale de la vapeur tiède sans douleur.……………………En enfer, une bouche à tête de femme chante tristement pour quelques os pâles en extase..........................Le souffle de ses soupirs lunaires allume mes désirs aquatiques.…………………………………La cuisse fragile de ce moustique me fait murmurer de minuscules mélodies.……………………………………Peut-être faut-il rire un peu de ce visage immense.…………………………………Le lézard malade aime le mollusque tiède.………………………………………Un labyrinthe de champagne enlace un tourbillon tranquille.………………………Personne ne berce la lumière ivoire de mes souvenirs.………………………………" Royaume aquatique en délire embrasse comme moustache insolite ".…………………………………Depuis peu, parfois, elle cherche de la mousse de lune autour des nuques inertes.…………………………Derrière la lumière torride, l'homme berce un océan d'asphalte sale.……..…………J'ai envie que tes lèvres en nylon chatouillent ma neige lisse.…………………………La vie enfonce un peu plus tes regards dans une grâce mécanique et morne.……………………Pour qu'elle lèche mes chaussettes humides, j'ai fait du chocolat ordinaire.………………………………………" Femme fébrile en mouvement cherche homme immobile depuis longtemps ".……………………………………C'est toujours tes cheveux invisibles qui avalent mes pieds sales.…………………………………Quand un bébé ivre palpe du cuir tiède, il avale des fleurs célestes avec une extase ridicule.…………………………En été, le mouvement des corps dociles vole entre la gifle aveugle du désir torride.……………………………Tu es la lumière étrange qui me donne l'envie de sourire aux pauvres hommes...…….………Ce soupir céleste enlace ton cou fragile de lézard souple.………………………………Quand un tendre requin aime caresser du velours aquatique, l'océan pleure de douleur.…………………………N'oublie pas de frotter aveuglément le gazon souple sans jamais tuer la grenouille humide.…………………………Une pluie d'ivoire révèle ton cœur d'ébène sans chercher à enlacer mon visage désert.
"Je ne cesserai jamais de m’émerveiller que cette chair soutenue par ses vertèbres, ce tronc joint à la tête par l’isthme du cou et disposant autour de lui systématiquement ses membres, contiennent, et peut-être produisent, un esprit qui tire parti de mes yeux pour voir et de mes mouvements pour palper...
Je sais que je ne sais pas ce que je ne sais pas; j’envie ceux qui sauront davantage, mais je sais qu’ils auront tout comme moi à mesurer, peser, déduire et se méfier des déductions produites, faire dans le faux la part du vrai et tenir compte dans le vrai de l’éternelle admixtion du faux.
Je ne me suis jamais entêté à une idée par crainte du désarroi où je tomberais sans elle. Je n’ai jamais assaisonné un fait vrai à la sauce du mensonge, pour m’en rendre à moi-même la digestion plus facile.
Je n’ai jamais déformé les vues de l’adversaire pour en avoir plus aisément raison...
J’ai rêvé mes songes; je ne les tiens pas pour autre chose que des songes... Je mourrai un peu moins sot que je ne suis né."

Margueritte YOURCENAR
“L’Œuvre au noir”.

J’avais 17 ans lorsque j’ai lu ce roman de Margueritte Yourcenar. Ouvrage dense et très riche en symboles. Je n’ai pas lu ce livre en une fois, cela m’aurait été impossible. Un peu comme Zénon, il me fallait jouer les alchimistes et entamer un travail de distillation pour pouvoir en apprécier toute la richesse et la saveur. Lui permettre aussi de faire sa place en moi, l’intégrer. Je pense que ce livre a contribué à faire de moi la personne que je suis aujourd’hui. D’un certain point de vue, il m’a ouvert des pistes de réflexions et a fait croître en moi l’envie de rencontrer l’Autre ; dans sa complexité, dans  son unicité, dans ce qu’il a de merveilleux et de terrible à la fois, bref, dans son humanité.

Ce lent travail de maturation commencé depuis lors suit son cours, et les choix que j’ai fait ainsi que les chemins que j’ai suivis jusqu’à présent commencent à prendre leur sens. Le processus créatif tient une part importante dans ma vie. Que celui-ci s’exprime par le biais artistique ou au travers de mes relations, c’est ce qui motive mon désir d’avancer.

Dans mon parcours, je me suis d’abord formé à l’infographie. Cela m’a permis de développer mes goûts artistiques, mon imagination, alliés à la rigueur des outils informatiques. Après quelques années à travailler dans ce domaine, j’ai ressenti un manque à combler. Certes, la création artistique est un bonheur en soi, mais l’échange, l’émulation et le plaisir que l’on partage au contact de l’Autre y ajoutent une dimension nouvelle. J’ai donc décidé de partir en exploration… Pour un voyage intérieur dans un premier temps, afin de mieux me connaître et de clarifier mes besoin, mes désirs. Ensuite est venu le moment d’élargir cette exploration. Cela s’est concrétisé par une formation en Gestalt-thérapie. Depuis, les explorations se succèdent et se font dans l’échange et le contact. Tout cela faisant partie d’un processus plus grand, mais dont la forme se construit jour après jour…

Vous pouvez consulter ou télécharger mon CV au format PDF en cliquant sur cette icone.
NB : les phrases qui défilent en haut de la page sont de petits "cadavres exquis" réalisés par moi-même ou des amis, lors de leur passage par mon "petit coin", où un tableau magnétique et des magnets sont à leur disposition pour susciter leur imagination... Bonne lecture! ;o)